Cère

HISTOIRE

En 840, les Normands détruisirent le village.

En 1361, Arnaud de Lescun soutint un procès contre les Clarisses de Mont-de-Marsan, relatif à certains droits seigneuriaux dans la paroisse. Ces mêmes Clarisses disputèrent à Poyferré de Cère, la légitimité du titre d’écuyer et de seigneur de Cère. Par arrêté de la Cour du 9 octobre 1777, elles furent déboutées.

En 1569, les Huguenots pillèrent l’église et enlevèrent tous ses ornements. Cette église était fort belle et ses ruines subsistèrent encore en 1866, année où la nouvelle église fut bâtie, grâce à l’aide de Poyferré de Cère, par Fleuran, entrepreneur et Forignan, architecte ayant conçu celle de Mugron. Les églises de Cère et de Mugron ont en effet le même clocher à quatre clochetons. Les vitraux de Cère ont été créés par la Maison Goussard de Condom. Jean-Marie Poyferré de Cère (1768-1858) est connu à la fois comme parlementaire et agriculteur.

En 1806, Napoléon Ier le nomma chef de l’établissement de mérinos dans les Landes.

En 1808, Poyferré de Cère eut en effet la mission de ramener d’Espagne, en vertu du Traité de Bâle, les premiers moutons mérinos (au total 1200 seront sélectionnés) et de les acclimater au département des Landes. L’élevage de moutons mérinos n’eut pas de lendemain : il s’avéra inefficient. Ces bêtes ne purent résister au régime des maigres pâturages et l’on dû revenir au mouton landais. Inspecteur principal des Bergeries impériales, tel fut le titre du courageux initiateur qui paya, d’ailleurs, de ses deniers, son expérience désastreuse. A la pointe des combats incessants, il avait obtenu du Parlement des mesures législatives en faveur de l’agriculture, qui ne sont pas restées sans lendemain, ouvrant ainsi une ère plus prospère au monde agraire. chateau La colonne commémorative des Bergeries impériales a été érigée dans le parc du château de Cère. Ce château a conservé une certaine magnificence d’autrefois, dans la sérénité de son vieux parc.

Commune essentiellement sylvicole, une exploitation métallurgique tenta un effort d’implantation localement, vers 1874, mais l’usine ne fonctionna que peu de temps.

En 1920, il y avait encore sur l’Estrigon un moulin typique. Faute de rentabilité, ce dernier disparut. Ses vestiges sont visibles dans un site fort pittoresque, à mi-chemin entre Cère et Brocas-les-Forges. On l’appelait le« Moulin de Caillaou ». A « Caillaou », existent aussi les vestiges de l’ancienne forge de Cère.

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Les fontaines concernées :

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