Arjuzanx

Aas Juzan viendrait du latin «arx» citadelle, tertre fortifié au dessus d’un vallon marécageux, ou «juzan» gasc., "en bas", où coule le Bez. A défaut pour le moment de vestiges pré ou protohistoriques, Arjuzanx a un passé médiéval. L’église « sanstus Johannes de As Suzan », fortifiée romane dont le Saint Patron est Jean partiellement inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, figure sur la carte des églises du diocèse de Dax, au XIIè siècle (Liber rubeus). C’est un imposant édifice, constitué d’une nef unique, flanqué de contreforts, et fortifié par une tour défendue par une bretèche (sorte de guérite en saillie permettant  de battre l'énemi à la verticale).

Capitale de la baronnie du Brassenx. Arjuzanx possède des témoignages (autel) du culte de St Michel (Sources le culte de Saint Michel dans les anciens diocèses landais - Abbé Vincent Foix)

Arjuzanx avait un castrum (château royal) détruit en 1338 par le seigneur de Lescun. Plusieurs mottes de terre, restes de fortifications, étaient encore visibles il y a peu.

De la fontaine dite des «naous tucs», on pouvait apercevoir les 9 éminences (Manibat, La Pendèle, Pilh…). Du château, ne subsistera jusqu’à notre temps qu’une vaste motte et la tour de la « Carreyre », abattue en 1960, lors des travaux d’exploitation de la mine de lignite par EDF. Il a existé un autre château à Montolieu, siège d’une caverie (terres détenues d'un seigneur et exploitées par un vassal), ainsi qu’une église «sancta Maria de Montoliu», disparue au Moyen Age.

La fontaine des «cristallines» avait le pouvoir de guérir les «maux gras» ou croûtes de lait des enfants, grâce à un linge ayant touché «lou sen christau», en croix dans l’église. Sur le Bez était installé l’un des plus anciens moulins du Brassenx, celui de « Réaut » attesté en 1486. Arjuzanx était située à un carrefour de voies de communications, sur la route de Tartas à Villandraut. Le paysage a été bouleversé par les travaux miniers de 1959 à 1992.

Toujours à Arjuzanx, une fontaine St Eutrope au lieudit "Marcazan" ,le parc régional l'avait situé là près du ruisseau, mais des renseignements recueillis auprès de la mairie, personne ne sait où réellement elle se trouve.

La réhabilitation des terrains a donné naissance à une immense zone humide artificielle, constituée de grands lacs d’eau douce (500ha), refuge des oiseaux migrateurs, notamment les grues cendrées qui hivernent sur le site qui est une réserve naturelle avec point d'observation. Une plage ouverte au public a été aménagée sur le lac d’Arjuzanx.

Arjuzanx fut la patrie du photographe, folkloriste et poète landais Ferdinand Bernède (1869 – 1963).

Les fontaines concernées :