Seul un texte de paréage atteste de la création de Blasimon dans les années 1317 - 1322. Ce texte régit les droits et les devoirs liés au territoire de Blasimon, sur les dépendances de l'abbaye et du monastère. La suite la création d'une bastide, autour d'une place centrale et des rues tracées à angle droit. Malheureusement le développement de Blasimon ne sera pas comme Sauveterre; Peut-être dû aux difficultés financières de l'abbaye.
Aujourd'hui ce qu'on viendra voir est surtout les très beaux restes de cette abbaye,dont on pourra apercevoir les différentes étapes de sa construction.
Autrefois c'était une abbaye de bénédictins de la congrégation des exempts, érigée en 721 sous l'invocation de Saint Maurice, dont les bâtiments ont été détruits depuis longtemps. L'église devenue paroissiale est assez jolie. Puis ce fut le siège du couvent en 1587 par près de 2000 Huguenots, ce couvent et l'Abbaye auraient disparu sans le courage d'un certain Pierre Aubert qui partit chercher des renforts et qui réussit à repousser les Huguenots.
L'ancienne paroisse de Laveyrie réunie maintenant à Blasimon devait son nom à une superstition toute particulière : Une Veyrie étant un trou circulaire pratiqué dans un pilier de l'église. Les malades, après s'être traînés sur les genoux autour du pilier, passaient leur corps au travers de ce trou, et ils croyaient par cette opération toujours pénible, et très souvent douloureuse, se guérir de leurs maux.
Mais ce qui nous amène en ces lieux est la recherche de nombreuses sources décrites dans le très bel ouvrage "Les Contes Vrais de l'Entre deux Mers et de la Benauge" récits de Jean Carrier et les très belles photos de Jean-Luc Chapin d'où j'extrais quelques parties concernant ces sources :
"En partant de la source du ruisseau de Blasimon, la moyenne Gamage, toutes les sources se suivent les unes les autres sur à peu près trois kilomètres. La première la source de la Font-Blanche, avait la renommée avec son eau très pure, de soigner la conjonctivite et tout ce qui était inflamation des yeux..."
"Sept à huit cent mètres plus loin on trouve la source de la foret. Autrefois dans la moyenne Gamage, très adaptée à la culture du lin qu'on cultivait grâce à celle-ci..."
"Si vous continuez sur trois cent mètres, vous avez la source du Pin franc dénommées ainsi à cause de l'arbre qui pousse à proximité, cette dernière s'avérait bonne pour, les varices, les rhumatismes (avec la boue appliquée), même aussi les eczémas de peau et les rougeurs".
Une cinquième source celle de Grangeneuve, on y faisait avec le cresson qui y poussait des emplâtres qui avaient la vertu les luxures musculaires
La suivante était une source avec trois résurgences, la Rougeotte, la Doublette et la fontaine du Pin, cette dernière où a retrouvé des vestiges néolithiques à proximité d'une grotte. Enfin la source du Bail , où les mères venaient pour soigner un abcès au sein à cause de l'allaitement de leur bébé, les aphtes et les gersures"
Ces explications l'auteur les tenaient d'une dame, fille d'un puisatier qui avait étudié toutes ces sources.
Veyrine dans le mur de l'église (La Veyrie).
Léo Drouin a signalé en 1884, à côté de la chapelle Notre-de-Bonne-Nouvelle de Blasimon (Gironde), un menhir couché et des pierres pouvant former un alignement avec ce dernier. La chapelle aurait été bâtie à cet endroit dans le but de christianiser un site païen. Les blocs ayant pu former l’alignement mégalithique ont disparu au début du XXe siècle, et une pierre, dressée à côté de la chapelle, est considérée comme le menhir décrit par Drouyn. Une révision des textes et documents publiés par différents auteurs et les observations de terrain permettent cependant d’affirmer que le monolithe actuellement dressé n'est pas un véritable menhir. Celui signalé par Drouyn a quant à lui disparu, et sa nature mégalithique en I' absence de nouvelles fouilles, doit être considérée comme incertaine.